l'éthologie, c'est quoi ?

Le saviez-vous ?

L’éthologie est l’étude du comportement animal. Comme toute discipline scientifique, elle répond à une méthodologie basée sur : 

l'observation

l'expérimentation

les données statistiques

Actuellement, il existe plusieurs approches pour étudier l’éthologie : 

approche physiologique

Approche observationnelle

L’éthologie permet de répondre scientifiquement à des problématiques variées telles que : pourquoi les oiseaux chantent, comment les poussins font pour viser juste lorsqu’ils picorent, etc.

Pourquoi étudier le comportement ?

Plus la recherche en éthologie avance, plus la complexité des questions s’accroît.  Les questions peuvent être « simples et terre-à-terre », mais elles amènent à des interrogations plus fondamentales : l’intelligence est-elle héréditaire ? l’agressivité est-elle naturelle ? Sommes-nous des êtres au comportement inné ou des êtres rationnels, naturels ou culturels ? 

Cette science questionne aussi sur la place et le droit des animaux dans notre société : il est en effet nécessaire de mieux les comprendre pour répondre à ces questions fondamentales.

Enfin, l’éthologie est aussi une science essentielle pour mieux agir dans la conservation des espèces, mieux définir les relations entre humains et animaux non-humains, mieux penser le bien-être des animaux sauvages, domestiques et d’élevage.

Mais alors quelle différence avec les comportementalistes ?

Les comportementalistes sont spécialisé·es dans l’évaluation et la prise en charge de comportements des animaux, le plus souvent dans un contexte d’interaction humain-animal. Ils passent pour cela par une phase d’observation, afin de répertorier les différents problèmes comportementaux et de trouver un moyen d’y remédier. Ils sont souvent spécialisés dans un type d’animal (vaches, chevaux, chats ou chiens).

Histoire de l'éthologie

Dès le Paléolithique, l’étude du comportement des proies permettait de mieux chasser. La domestication nécessite aussi une étude du comportement des animaux. Avant même d’être nommée, l’observation des animaux a donc toujours plus ou moins existé. 

Mais l’éthologie trouve ses sources dans la théorie de l’évolution de Charles Darwin, car l’étude de la sélection naturelle a été accompagnée de l’étude des comportements (notamment lors de la sélection sexuelle).

Au XXème siècle, deux pensées différentes s’affrontent : l’une s’intéresse au comportement, à sa fonction et à son évolution, et nécessite des études en milieu naturel ou dans des conditions similaires à celles du milieu naturel. Elle est basée sur le principe que les animaux acquièrent leur comportement en réaction à leur environnement. L’autre pensée, appelée la pensée behavioriste, considère qu’aucun comportement est inné, mais qu’ils sont tous le fruit d’un apprentissage.

Dans les années 1930, Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen font leur apparition dans l’histoire de l’éthologie. Opposés à la pensée behavioriste, ils étudient les animaux dans leurs milieux naturels ou dans des conditions d’élevage s’en approchant au maximum.

Même dans cette vision, deux formes de pensée s’affrontent : 

  • L’éthologie objectiviste, qui suppose que l’instinct est inné et héréditaire et que l’apprentissage vient compléter l’instinct (selon une prédisposition innée à apprendre). Ainsi, l’ensemble du comportement serait inné et héréditaire.
  • L’éthologie conductiviste, qui part du principe que l’instinct se développe avec l’expérience.

Plus tard, ces deux courants de pensées vont se rassembler grâce à une publication de Nikolaas Tinbergen, dans laquelle il explique la nécessité de comprendre le comportement à différents niveaux : phylogénèse, adaptation, mécanismes, développement. C’est après cette publication que les deux courants de pensées vont se réunirent, régis par la théorie centrale que tout comportement a une histoire évolutive, une fonction biologique, un mécanisme neuronal et une histoire développementale.

Aujourd’hui, les chercheurs en éthologie étudient deux concepts relevant de deux champs différents : l’étude des mécanismes neurosensimoteurs (explication des comportements naturels liée à la biologie cellulaire et à l’éthologie cognitive), et l’étude des stratégies comportementales spécifiques des espèces (liée aux sciences de l’évolution, de l’écologie et de la biologie des populations).